LIVRES EN FEU

Détruire la bibliothèque est un geste qui remonte à la plus haute Antiquité. Apparus en même temps que les livres, les autodafés semblent se multiplier avec eux : plus il y a d'ouvrages, plus on cherche à  les détruire. Considérée comme subversive ou au contraire comme le symbole du pouvoir absolu, la bibliothèque est au centre des crises et des conflits. Bien souvent, elle n'y survit pas. Depuis la Chine des Qin jusqu'aux catastrophes contemporaines, ce livre retrace l'histoire des grandes destructions de bibliothèques. De l'incendie d'Alexandrie à celui de Sarajevo en 1992, en passant par Rome, Ctésiphon, Bagdad, par les méfaits de l'Inquisition, la Révolution française ou la Commune, Lucien X. Polastron déploie une singulière érudition sur ce terrain jamais exploré. Il mène l'enquête sur les causes du désastre, reconstitue les trésors perdus, part sur la trace des volumes rescapés. Les grands malheurs vécus par les bibliothèques sont peut-être moins graves que les dangers récents : attaque en règle sur le support papier, convoitises pharaoniques sur l'information numérisée... le rêve de la bibliothèque absolue est-il en train de tourner au cauchemar entrevu par Bradbury, Huxley ou Orwell?

 

L'auteur a recueilli quelques images qui illustrent cette histoire, chacune à sa façon, C'est la Galerie des sinistres, dans les Dossiers. Par ailleurs, quelques résultats de recherche sur la photographie qui illustre l'édition princeps y sont présentés, sous le titre Holland House.

 

Livres en feu. Histoire de la destruction sans fin des bibliothèques, 432 pages sous couv. ill., 140 x 225 mm. Collection Médiations, Denoël, 2003, 22 €. ISBN 2207255735. Édition revue et augmentée,  collection Folio Essais, 2009, 9,60 €, ISBN 2070399215.

 

Presse :

« Cette « lecture indispensable (...) nous offre une somme passionnante et très finement documentée» Jean-Claude Annezer, BIBLIOthèque(s), revue de l'association des bibliothécaires français, N° 17-18, décembre 2004.

« Le lecteur se prend alors à  se demander rêveusement ce que serait le monde actuel, si un tel patrimoine écrit avait pu être sauvegardé et transmis. » Frédéric Saenen, Parutions.com, 30 avril 2004. Pour lire  href="http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=6&srid=334&ida=4423" target="_blank">cet article

« Une guerre récurrente menée, aujourd'hui encore, contre l'esprit. » A.L., L'indépendant, 10 avril 2004.

« Plutôt que d'aller au ciné, lisez donc Polastron ! » Dominique Mobailly, Témoignage chrétien, 8 avril 2004.

 « Ce merveilleux guide qu'est Lucien Polastron, aussi familier de la secte des Assassins que de la bibliothèque de San Francisco... » Jacques de Guillebon, Le Figaro magazine, 3 avril 2004.

« L'histoire des grandes bibliothèques est celle de leurs incendies et destructions... Un plaisir pervers. » Michel Delon, Magazine littéraire, avril 2004.

« L'auteur a non seulement le sens du portrait, mais celui de la formule... Une somme. » Isabelle Martin, Le Temps, 20 mars 2004.

« Sebald comme Polastron tentent, avec leur livre, de résister à cette tempête qui nous emporte.» François-Guillaume Lorrain, Topo n°4, mars 2004.

« Ces tragédies que Lucien X. Polastron raconte avec ferveur et patience.» André Rollin, Le Canard enchaîné, 11 février.

« Dans un ouvrage très étonnant, enfant d'une ébouriffante érudition... », Thomas La Noue, Sud-ouest, 9 février.

« Une enquête passionnante, terrifiante...» Jacques Duquesne, L'Express, 2 février.

« Un formidable recensement. » Laurence Santantonios, Livres hebdo, 16 janvier.

« Livres en feu est le roman noir de ces paradis du savoir. » Anne Muratori-Philip, Le Figaro littéraire, 15 janvier.

« Il est génial ce type ! » un critique dont on voudrait bien retrouver le nom, Le Masque et la Plume, date inconnue.

« Ce récit haletant est la saga de l’obscurantisme… » FMR, janvier 2004.

 

Extrait de l'avant-texte : «De la méchanceté pure à  l'inconscience organisée en passant par la plus basse crasse, nous allons observer, siècle après siècle, le visage varié que prend la barbarie.»

 

L'ouvrage a reçu le prix Essai/Histoire 2004 de la Société des Gens de Lettres ; il est maintenant en cours de traduction ou déjà paru en dix langues :

- en anglais chez Thames and Hudson (UK) et chez Inner Traditions (USA), qui a également publié The Great Digitization ;

- en bulgare par l'éditeur Semarsh ;

- en espagnol chez Libros sobre libros à Mexico ;

- en italien (Edizioni Sylvestre Bonnard, <a title="Edizioni_Sylvestre_Bonnard"

- en coréen (Dong-a il bo) ;

- en arabe au Qatar (National Council for Culture, Arts and Heritage ; distribution par Edition Med Ali, Tunis) ;

- en russe chez Text ;

- en portugais par Livraria José Olympio, à Rio ;

- en turc chez Everest, à Istanbul ;

- en chinois chez Zhejiang Xixi University Press à Hangzhou.

 

Ci-dessous, on admirera la pluralité mondiale des couvertures.

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